Maniatux's Blog

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Movim, le réseau social trop en avance

Rédigé par Xavier - - 12 commentaires

Dans l'article Diaspora c'est pas pour moi je raconte mes mésaventures avec Diaspora, que je juge trop compliqué à installer et pas assez avancé par rapport à la concurrence. J'ai tenté ma chance avec Movim que je trouve assez joli et avec un bon concept (utiliser le réseau XMPP/Jabber).

L'installation de Movim s'est révélée plutôt compliquée, en grande partie à cause du manque de documentation (le wiki n'a que 2 pages consacrées à l'installation), de la difficulté à me connecter à mon serveur Bosh, et au fait que le paquet php55-extensions sur mon serveur FreeBSD n'avait pas toutes les options requises. J'ai eu beaucoup d'aide sur le salon Jabber du projet, je remercie d'ailleurs edhelas qui consacre presque toutes ses journées à l'assistance, mais j'ai fini dans une impasse.

En effet Movim utilise XMPP et certaines technos comme Bosh, pubsub. Et il se trouve que pubsub est un standard mais personne ne l'utilise, sauf Jappix et Movim. Du coup aucun serveur XMPP ne l'implémente totalement, même Prosody en version 0.9. Il se trouve que le seul serveur XMPP qui l'implémente complètement, c'est Metronome. En dehors du fait que le site qui l'héberge pique les yeux, Metronome n'a pas de paquets Debian, et encore moins de port pour FreeBSD. Metronome est un fork de Prosody qui se focalise sur pubsub afin de répondre aux besoins de Jappix.

Donc Movim ne marche qu'avec Metronome, que vous devrez compiler à la main, sans garantie que les éventuels bugs et failles de sécurité seront corrigés. C'est plutôt genant, pour ma part je n'ai pas envie d'abandonner Prosody, donc je me retrouve encore une fois confronté à une situation absurde : tout comme Diaspora, Movim est un réseau social décentralisé, mais les difficultés d'installation incitent les utilisateurs à se "centraliser" sur des pods publics.

Même avec de la bonne volonté, et après avoir passé plusieurs jours à installer et tester des réseaux sociaux libres, je n'ai toujours pas trouvé quelque chose qui me convienne ou qui fonctionne bien.

EDIT : Modération d'un passage dans l'article suite aux réactions dans les commentaires. Toutes mes excuses pour la maladresse des mots.

Diaspora, c'est pas pour moi

Rédigé par Xavier - - 14 commentaires

Dans un précédent article intitué En 2014 peut-on encore refuser les réseaux sociaux j'ai pris pour résolution de me mettre au réseau social libre et décentralisé Diaspora. L'expérience n'a pas duré longtemps. Explications.

1. La galère avec Ruby

J'ai beaucoup de mal à comprendre le choix de Ruby pour développer Diaspora. C'est chiant à déployer, il n'y a pas d'autres mots. Tellement chiant qu'il est déconseillé d'utiliser la version de Ruby packagée par votre OS, il faut utiliser un gestionnaire de versions de Ruby tiers, RVM. Les étapes de configuration et installation du bundle sont obscures, j'ai passé de nombreuses heures à comprendre comment installer tout l'environnement. Et après l'installation il faut exécuter l'application, cela à l'aide d'un script. Un script c'est bien pour exécuter à la main, mais très chiant quand on veut automatiser le démarrage et l'intégrer dans le système d'init.

Bien que PHP soit décrié par beaucoup, il a le mérite d'être simple dans le déploiement des applications. On le balance sur son FTP, et ça marche. Celui qui gère son propre serveur n'a qu'à copier quelques fichiers et faire un vhost adapté. Il suffit de voir le succès de Wordpress, Joomla, Drupal...

2. Les bugs

Alors oui, je suis un extra terrestre, j'utilise un serveur FreeBSD, et pas Debian comme tout le monde. Mais j'ai l'environnement ruby complet, cela ne devrait donc pas influer. Diaspora n'est pas parfaitement fonctionnel. J'ai eu l'impression le premier jour que tout fonctionnait, mais les flux de mes "contacts" ne s'actualisaient pas, ce qui est un peu embêtant. J'ai tenté de repartir sur une installation différente, en changeant de version de ruby (1.9, 2.0, 2.1), j'ai eu un cas complètement aléatoire où ça a marché, mais le reste du temps non.

3. Manque de documentation / support

En installant mon instance de Diaspora, j'ai eu l'impression d'être le seul à faire ça. Très peu de howto sur le web, juste le wiki officiel, qui est très incomplet et parfois confus notamment dans la partie Ruby.

J'ai cherché à obtenir de l'aide sur IRC ou sur github. Pour IRC, ne cherchez pas, il n'y a personne. Sur github, il y a du monde, beaucoup de rapports de bug, trop même, ce qui rend le traitement des incidents moins efficace ou bâclé. Dommage.

4. Manque de fonctionalités

Diaspora, c'est pauvre. Je m'attendais à quelque chose d'élaboré, de magnifique, pouvoir gérer un album photo, les partager, avoir une timeline, mais en fait non. C'est en gros un format blog, vous rédigez des billets (impossibles à éditer), vous collez des photos dedans, et vos contacts les voient exactement comme si c'était un flux RSS. Diaspora est un twitter castré, je ne vois pas ce que cela apporte de plus par rapport à un blog pour le moment.

Conclusion

Oui, je descend Diaspora. Je ressemble à un Windowsien qui découvre Linux en 2006 et qui vient poster sur le forum ubuntu pour dire que non, il n'est pas prêt à lâcher Windows XP qui est 1000x mieux. Mais c'est mon avis. Le projet Diaspora a commencé en 2010, il a donc 4 ans, a levé plus de 200 000$ de fonds, tout cela pour un résultat très en deça de ce que l'on attend pour concurrencer sérieusement Facebook et Twitter. Certains estiment que les réseaux sociaux sont sur la pente descendante. Après tout, pourquoi pas, sur le web il y a des modes qui durent plus ou moins longtemps. Par exemple, qui se souvient encore de skyblog ? Myspace ? Si un jour Diaspora est finalisé, ce sera trop tard, les réseaux sociaux ne seront plus à la mode, il faudra repartir de zéro.

Le vieux con de l'internet que je suis n'est pas prêt de lâcher son blog et ses flux RSS...

En 2014 peut-on encore refuser les réseaux sociaux ?

Rédigé par Xavier - - 9 commentaires

J'ai commencé à utiliser internet en 2005, ce qui peut sembler tardif, mais je suis tout de même un vieux. J'ai connu l'époque des sites qui clignotent, avec des gif, des iframe, la frénésie des forums, et puis un peu plus tard les blogs. De nos jours, il n'y en a plus que pour les réseaux sociaux. Youtube a mangé toutes les plateformes vidéo, les entreprises communiquent à leurs utilisateurs via Twitter, on relaie des articles sur nos facebook au lieu d'écrire, etc.

J'ai toujours refusé les réseaux sociaux. Et ce pour trois raisons :

  • Je n'en vois pas l'intérêt (je ne rend pas publique ma vie ou mes photos personnelles)
  • Je n'ai pas confiance dans les services (mes données sont revendues à des tiers publicitaires)
  • Internet devrait rester neutre et impartial, alors que les réseaux sociaux cloisonnent les informations pour leurs utilisateurs

Cyrille Borne nous a parlé récemment de Diaspora, et m'a donné envie d'essayer. J'ai donc mis en place ma propre instance de Diaspora, et commencé à tester. C'est là que j'ai réalisé que je suis un inculte des réseaux sociaux, je ne sais pas comment ça marche, je ne sais pas ce qu'il est possible de faire avec, je découvre. Je ne peux même pas comparer avec Twitter ou Facebook, car je ne les ai jamais utilisés non plus.

La question que je me pose, c'est est-ce que ce refus d'utiliser les réseaux sociaux est raisonnable, ou est-ce de la mauvaise volonté ? Je ne peux m'empêcher de penser à ces personnes de 60 ans qui ont toujours refusé de toucher aux ordinateurs, n'en voyant pas l'intérêt, méprisant même les gens qui passent du temps dessus, car ils assimilent cela à une perte de temps et a de l'abrutissement. Peut-être le fait de refuser les réseaux sociaux montre-t-il que je suis moi aussi psychorigide ? Un vieux con de l'internet ?

Je ne suis pas encore prêt à m'inscrire sur les gros réseaux sociaux, mais j'ai décidé de me familiariser avec Diaspora, ce qui est un premier pas timide, afin de découvrir enfin en 2014 ce que sont les réseaux sociaux. J'espère que son côté décentralisé et libre pourra réconcilier le vieux con de l'internet que je suis avec le web 2.0.

Le harcèlement et le viol Google+

Rédigé par Xavier - - 14 commentaires

Depuis quelques temps l'étau Google+ se resserre. Le réseau social devient au fur et à mesure obligatoire pour utiliser les services Google. On est vraiment pas loin de la mendicité, et sur Android c'est presque du harcèlement. Il faut s'inscrire pour commentaire sur le Play Store, utiliser Hangouts, commenter sur Youtube... Jusqu'ici j'ai toujours refusé de m'inscrire, mais il est probable que bientôt cela sera obligatoire pour pouvoir utiliser son smartphone...

Si je poste cet article sur un coup de gueule, c'est à cause d'une mésaventure qui vient d'arriver à un proche. Cette personne a eu la très bonne idée d'accepter d'adhérer à Google+ , ce qui a mis en place sur son smartphone une suite d'applications intrusives. Et parmi ses applications, il y a "Photos", la continuation de Picasa, qui a pour effet de balancer automatiquement toutes vos photos dans le cloud, sur votre profil g+. C'est déjà inquiétant en soit puisqu'outre la consommation importante de data il n'y a alors plus rien de privé. Mais le deuxième effet kisskool, c'est l'apparition d'un dossier "Auto Backup" dans la Gallerie Android. Ce dossier contient toutes les photos qui ont été prises et envoyées dans le cloud, et elles sont impossibles à supprimer !. Comme disait Demolitionman : "et pourquoi pas une laisse dans le cul ce serait plus simple !"

J'appelle cela du viol de vie privée. Quand vous ouvrez les vannes Google+, vos données sont pillées, volées, compromises. Et c'est vraiment de l'abus. On ne peut plus avoir confiance. J'ai eu beaucoup de mal à supprimer ce dossier et cette synchronisation non désirée. Pour supprimer le dossier "Auto Backup", la solution est ici

Je pense très sérieusement que mon prochain smartphone ne tournera pas sur Android, car Google a dépassé les bornes avec son réseau social. Peut-être vais-je regarder du côté des Windows Phone, ou des Firefox OS si ils arrivent en France...

La version web du virus de la gendarmerie

Rédigé par Xavier - - 3 commentaires

Hier alors que je naviguais tranquillement sur le web, j'ai vu ceci :

Il s'agit d'une version web plutôt réussie du virus de la gendarmerie. Je dis "plutôt réussie" car je n'ai pas trouvé de moyen de quitter la page sans tuer Firefox. Et même quand on le relance il peut rouvrir cette page (ce qui est un comportement normal, restauration des onglets de la précédente session) ce qui va nous bloquer à nouveau.

Hadopi aura profité aux escrocs, usant de la peur de la réponse graduée pour diffuser des faux messages de la gendarmerie afin de vous inciter à payer. Il ne faut pas y prêter attention, et espérer que nos navigateurs seront capables, dans leurs prochaines versions, de bloquer ces script malicieux qui affichent en boucle des messages afin de nous empêcher de fermer la page en cours.

On en parle ici.

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